Femme qui porte un shiba inu roux

Adopter un shiba inu: les 4 conseils de Jenny

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Vous cherchez à adopter un shiba inu ? Vous souhaitez mieux saisir la réalité de la vie quotidienne à leur côté ?

Nous avons réalisé une série de mini portrait de passionnés de shiba inu pour vous aider à savoir si ce chien est fait pour vous, répondre à vos interrogations ou encore vous aiguiller dans votre nouveau choix de vie. Découvrez les 4 conseils de Jenny pour vous préparer à adopter un shiba inu.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je vis au cœur de l'Ariège, au pied des Pyrénées. D'abord à la maison avec Ansel, mon shiba inu, nous avons débuté dans l'éducation canine à ses 6 mois. Nous formons aujourd'hui un duo d'éducatrice-nounou canine. J'ai beaucoup de passions dans la vie : musique /chant, dessin, photo, jeux-vidéos, voyages, chiens... et pleins d'autres choses encore !

Comment as-tu eu connaissance de la race shiba inu ? Quel a été ton déclic pour adopter un shiba inu ?

C’était il y a une quinzaine d’années, à travers une photo de mauvaise qualité où apparaissait un chien inconnu qui m'était inconnu, que j’ai entendu parler pour la première fois de "shiba inu". À cette époque, il y avait très peu d'informations à leur sujet. Il existait seulement 2 sites internet les mentionnant et 2/3 élevages en France. J'ai passé énormément de temps à faire des recherches sur le shiba inu et je suis devenue complètement passionnée de la race. J'ai toujours aimé les animaux et voulu mon chien, à ce moment, je me suis jurée que ce serait un shiba inu !

En revanche, il était clair que je ne souhaitais pas un shiba inu à vendre alors j'ai privilégié l'adoption. J’ai épluché les annonces sur Internet pendant des années en vain. Très peu de temps avant d’avoir Ansel, j’ai eu Nala, une Dogue Argentin très âgée et au passé difficile. C'est lorsqu’à 11 ans, elle s'est ouverte pour la première fois aux jeux avec un chiot que j'ai fortement repensé à adopter un shiba inu.

Où as-tu adopté ton shiba inu ? Quel a été ton expérience ? 

De retour sur les annonces Internet, cette fois il y en a une qui m'a interpellée. Je suis entrée en contact avec la personne mais sans trop y croire au début. J'ai eu affaire à des maîtres passionnés de la race qui ont eu une portée accidentelle. Un des mâles avait été adopté, puis rejeté sans scrupule par la famille d'accueil suite au diagnostic d'un souffle au cœur. Ce mâle, c'était Ansel. Après plusieurs échanges, j'ai ressenti beaucoup de douceur et d'amour émanant du foyer et un dévouement au bien-être des petits loups, au même titre qu'un élevage ! C'est ce qui m'a convaincu d'aller à leur rencontre. Et lorsque j'ai rencontré cette famille, la décision était évidente.

Ce fût une belle expérience car j'ai adopté mon shiba inu en connaissance de sa maladie. Mais malheureusement, ce n'est pas le cas pour certaines personnes... Je ne recommande pas l'achat d'êtres vivants sur des sites d'annonces ! Être éleveur est un vrai métier, qui demande beaucoup de connaissances et de travail auprès des chiens pour assurer leur bien-être. Et le souffle au cœur de mon Ansel n'est qu'un exemple des risques liés aux reproductions hors élevages spécialisés.

Peux-tu nous présenter ton shiba inu ?

Notre première rencontre est le jour de son adoption chez les propriétaires, c’était encore un petit chiot shiba inu de 13 semaines. Aussitôt passé la porte, le petit Ansel s'est collé à moi ! C'était une journée chargée en émotion pour moi qui l'adoptait et la maîtresse qui lui disait au revoir.

En janvier 2020, il a fêté ses 14 mois. C'est un petit ange plein de vie ! De nature très observateur, courageux mais aussi très prudent, il réfléchit vraiment avant d'agir. Il a ses humeurs : un jour ravi, l’autre exécrable ! Très feignant, il passe son temps à dormir ... Ce sont des "moments de folie" en balade qui lui permettent d'évacuer son trop-plein d'énergie. Il aime beaucoup rencontrer les autres chiens mais est très sélectif, il préfère être seul que mal accompagné ! Il adore particulièrement ses cousins primitifs. Avec tous les humains il est très affectueux ! Et malgré son indépendance, à la maison c'est un vrai pot de colle.

Je le surveille médicalement pour son souffle au cœur, il n’a rien de grave. Il peut s'essouffler plus vite, mais m'a très vite montré qu'il le gérait. Dans les moments difficiles, je l'ai énormément porté pour le soulager. Je crois que ça a renforcé notre lien !

Dans son éducation, je n'ai jamais utilisé de friandises pour le récompenser. Énormément d'écoute et de remise en question face à son caractère, et notre lien est très fort. Le niveau de communication établi entre nous me surprends toujours. Je ne pourrais lister tout ce qu'il comprend... je savais le shiba inu intelligent mais c'est épatant de vivre à leurs côtés !

Notre complicité et son écoute étaient déjà exceptionnelles à ses 5 mois, tellement que nous avons été remarqués dans la rue par un éducateur canin ! Et c'est le jour où Ansel a trouvé du travail ! L’éducateur nous a proposé par la suite l'opportunité d'être ses assistants, grâce à cela, Ansel a commencé une formation de "chien thérapeute/d'assistance" à 6 mois. Il est aujourd’hui pleinement épanoui.

Comment se sont passés les premiers mois à la maison ?

C'était comme avoir un enfant qui commence à marcher, observer et toucher à tout. J'ai très vite instauré un cadre sans jamais le laisser franchir les limites et ça a fonctionné !

Par exemple, j'ai parsemé la maison de choses à déchiqueter en quantités suffisantes et dès qu'il mettait la bouche autre part, j'intervenais. Il a bien assimilé les règles à la maison de ce qu'il avait le droit ou non de faire.

Une anecdote à nous raconter sur ton shiba inu ?

Il ne supporte pas d'être sale... mettre un pied dans la boue est hors de question. Un jour, il jouait sur un terrain humide avec une cani-copine. Pris dans son élan, il fait une roulade. Lorsqu'il se relève, j'aperçois une tâche de boue sur son visage... Il s'arrête, et se met à hurler. Puis d'un coup, il part comme une flèche sur la terrasse en bois, s'assoit, et passe 30mn sans bouger à se nettoyer ! Il n'est redescendu de la terrasse que lors de notre départ !

Pour finir un conseil à donner aux futurs propriétaires de shiba inu ?

Je pense qu'il est primordial de s'impliquer quand ils sont chiots, y réfléchir avant l'adoption, se préparer aussi bien dans son emploi du temps, que dans son portefeuille et sa tête :

  • Bien s'informer ;
  • Être conscient et prêt à l'inattendu, le shiba inu n'est pas un "chien de cirque" obéissant ;
  • S’armer d'amour, de patience et de remise en question ;
  • ... et surtout prévoir du temps libre pour sa socialisation ! 

Quant à l'éducation, une main de fer dans un gant de velours ! Ne jamais céder.


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